top of page

Mon enfant n’arrive pas à se concentrer : comment l’aider ?

24 sept.
7 min de lecture

« Il connaît sa leçon, mais il fait des erreurs d’inattention. »

« Il faut lui répéter trois fois la même consigne. »

« Les devoirs qui devraient prendre vingt minutes durent une heure. »

« Un rien le distrait. »

Lorsqu’un enfant semble avoir du mal à se concentrer, la première réaction est souvent de lui demander de faire un effort, d’écouter ou de rester attentif.

Pourtant, la concentration ne dépend pas uniquement de la volonté.

Fatigue, stress, environnement trop stimulant, peur de l’échec, manque d’intérêt, rythme inadapté… de nombreux facteurs peuvent perturber momentanément l’attention d’un enfant.

Alors, comment l’aider à mieux se concentrer ? Et surtout, comment comprendre ce qui l’empêche parfois de mobiliser son attention ?


Enfant concentration

Comment reconnaître des difficultés de concentration chez l’enfant ?

Tous les enfants se déconcentrent. Ils peuvent rêvasser, avoir envie de bouger, être attirés par un bruit dans la pièce ou décrocher lorsqu’une activité leur paraît longue. Et c'ets normal ! Leur capacité d’attention évolue également avec l’âge.

Ce qui doit davantage attirer l’attention des parents, c’est lorsque ces difficultés deviennent fréquentes, importantes ou gênantes dans le quotidien.

Un enfant peut par exemple avoir du mal à terminer ce qu’il commence, oublier rapidement une consigne, passer constamment d’une activité à une autre, commettre de nombreuses erreurs d’inattention ou avoir besoin d’être régulièrement recentré.

Les devoirs peuvent alors devenir particulièrement compliqués.

Mais plutôt que de conclure immédiatement « il manque de concentration », une autre question peut être intéressante à se poser : Qu’est-ce qui l’empêche de se concentrer à ce moment-là ?


Pourquoi mon enfant n’arrive-t-il pas à se concentrer ?

Il n’existe pas une seule explication.

Un enfant fatigué après une journée d’école ne dispose pas des mêmes ressources attentionnelles que le matin. La faim, le manque de sommeil, le bruit, les écrans ou les sollicitations environnantes peuvent également jouer.

La difficulté peut aussi dépendre de la tâche elle-même.

Une activité trop longue, trop facile, trop complexe ou peu motivante peut favoriser le décrochage.

Et puis il y a parfois ce qui occupe déjà l’esprit de l’enfant.

Une inquiétude, une dispute avec un camarade, la peur d’une mauvaise note, l’impression de ne pas être à la hauteur ou l’appréhension d’un contrôle peuvent prendre beaucoup de place.

Difficile alors d'être pleinement disponible pour apprendre une poésie ou résoudre un problème de mathématiques.


Stress et concentration : quel lien ?

Nous l'avons vu dans mon article consacré au stress scolaire : lorsqu’un enfant se sent sous pression, son attention peut être mobilisée par ce qu’il redoute plutôt que par ce qu’il doit faire.

Prenons un exemple.

Un enfant pense : « Je dois absolument réussir ce contrôle. »

Puis : « Et si je me trompe ? »

Puis : « Papa et maman vont être déçus. »

Une partie de son attention est déjà occupée par ces pensées.

Il peut pourtant avoir appris sa leçon et connaître les réponses.

C’est l’une des raisons pour lesquelles certains enfants semblent parfaitement maîtriser quelque chose à la maison et perdent leurs moyens une fois devant leur feuille.

Il peut alors être utile de ne pas travailler uniquement sur les apprentissages, mais aussi sur le stress qui accompagne certaines situations scolaires.


Pourquoi les devoirs deviennent-ils parfois si compliqués ?

C’est souvent à ce moment-là que les difficultés de concentration deviennent particulièrement visibles.

Et ce n’est pas forcément étonnant.

L’enfant a déjà passé plusieurs heures à écouter, réfléchir, mémoriser, respecter des consignes et interagir avec les autres. Lorsqu’il rentre chez lui, ses capacités d’attention peuvent simplement être moins disponibles. Ajouter immédiatement une heure de travail supplémentaire n’est donc pas toujours la meilleure solution.

Une pause, un goûter, quelques minutes dehors ou un peu de mouvement peuvent parfois être beaucoup plus utiles avant de commencer.

L’environnement compte également : télévision allumée, téléphone à proximité, passages constants dans la pièce ou multiples objets sur le bureau constituent autant de sollicitations concurrentes.


Comment aider son enfant à mieux se concentrer ?

Avant de chercher des techniques compliquées, quelques ajustements simples peuvent déjà aider.

Il peut être utile de proposer une seule consigne à la fois, notamment aux plus jeunes.

Une tâche importante peut également être découpée en petites étapes. « Fais tous tes devoirs » paraît beaucoup plus vaste que « On commence par les trois exercices de maths, puis tu fais une pause. »

Limiter les distractions, instaurer des pauses régulières et permettre à l’enfant de bouger entre deux activités peuvent également faciliter le retour à la tâche.

Mais il existe une règle que je trouve particulièrement importante : observer avant de corriger.

Quand se déconcentre-t-il ?

Avec toutes les matières ou seulement certaines ? À l’école et à la maison ? Uniquement lorsqu’il est fatigué ?Avant une évaluation ? Lorsqu’il pense qu’il risque d’échouer ?

Ces observations peuvent fournir beaucoup plus d’informations qu'un simple « concentre-toi ! ».


Difficultés de concentration : est-ce forcément un TDAH ?

Non. Une difficulté à se concentrer ne signifie pas à elle seule qu’un enfant présente un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Le diagnostic de TDAH repose sur un ensemble de critères et sur une évaluation réalisée par des professionnels compétents. Les manifestations doivent notamment être persistantes et avoir un retentissement significatif sur différentes dimensions de la vie de l’enfant.

Il est donc important de ne pas poser soi-même une étiquette à partir de quelques comportements.

À l’inverse, lorsque les difficultés sont importantes, durables et présentes dans différents contextes, il ne faut pas non plus les banaliser.


Quand faut-il consulter ?

Si les difficultés de concentration perturbent durablement la scolarité, la vie familiale ou les relations de l’enfant, il est utile d’en parler avec son médecin ou son pédiatre.

Il en va de même lorsqu’elles s’accompagnent d’autres manifestations importantes : anxiété, troubles du sommeil persistants, changement marqué de comportement, souffrance scolaire ou difficultés d’apprentissage.

L’objectif est alors de rechercher ce qui peut expliquer les difficultés rencontrées et, si nécessaire, d'orienter l'enfant vers le professionnel adapté.

La kinésiologie ne permet pas de diagnostiquer un trouble de l’attention et ne remplace pas cette évaluation.


Et si l’on regardait aussi l’histoire de l’enfant ?

Lorsque je reçois un enfant en séance, j’utilise systématiquement la méthode Raconte-moi mon histoire, créée par Audrey Mée.

Cette approche permet de revenir sur son histoire depuis la période qui précède sa conception, la grossesse, la naissance et les premières années de sa vie, mais aussi sur le contexte familial et émotionnel dans lequel ces différentes étapes ont été vécues.

L’objectif n’est pas de chercher à tout prix une « cause » aux difficultés de concentration de l’enfant, ni d’établir un lien systématique entre un événement de son histoire et ce qu’il vit aujourd’hui.

Il s’agit plutôt d’élargir le regard porté sur sa difficulté.

Certains éléments de son histoire peuvent avoir été vécus dans un contexte de stress, d’inquiétude ou de changement. Les remettre en mots permet de raconter à l’enfant son histoire avec des mots adaptés à son âge et de lui redonner sa juste place dans celle-ci.

Dans mon accompagnement, cette première approche me permet donc de ne pas considérer uniquement « l’enfant qui n’arrive pas à se concentrer », mais l’enfant dans son ensemble, avec son vécu et son histoire.



Quelle place peut avoir la kinésiologie ?

Lorsque les difficultés de concentration semblent notamment associées au stress, à la peur de l’échec, au manque de confiance ou à certaines situations scolaires, la kinésiologie peut être envisagée comme une approche complémentaire de gestion du stress.

Lors d’une séance, je ne cherche pas à déterminer pourquoi un enfant « ne se concentre pas » au sens médical du terme.

Nous partons plutôt d’une situation concrète.

Par exemple :

« J’aimerais réussir à rester concentré pendant un contrôle. »

« J’aimerais faire mes devoirs sans me décourager. »

« J’aimerais être plus à l’aise quand je dois répondre devant la classe. »

En kinésiologie, j’utilise notamment le test musculaire comme outil de biofeedback pour guider la séance et choisir les techniques d’équilibration adaptées à l’objectif travaillé.


Et le Brain Gym ?

Le Brain Gym fait partie des outils que je peux utiliser lors de mes séances.

Il repose sur une série de mouvements simples faisant intervenir notamment le corps, la coordination et l’attention.

Avec un enfant, certains de ces mouvements peuvent être intégrés à la séance de manière ludique et adaptés à son âge.

Il est toutefois important de distinguer cet usage d’une prise en charge thérapeutique : le Brain Gym ne constitue pas un traitement d’un trouble de l’attention ou d’un trouble des apprentissages.

Il s’intègre ici dans mon accompagnement en kinésiologie, notamment autour du vécu du stress et de l’objectif défini avec l’enfant.


Aider l’enfant sans lui demander d’être toujours plus performant

Lorsqu’un enfant rencontre des difficultés de concentration, nous avons parfois tendance à nous focaliser sur ce qu’il faudrait améliorer : être plus attentif, plus organisé, plus rapide, plus autonome…

Mais derrière « il ne se concentre pas », il peut aussi y avoir un enfant fatigué, inquiet, découragé ou simplement débordé par ce qu’on lui demande à cet instant.

Chercher à comprendre ce qui se passe pour lui ne signifie pas renoncer aux règles ou aux apprentissages.

Cela permet simplement de poser une autre question :

« De quoi a-t-il besoin pour être davantage disponible ? »

Et parfois, changer la question permet déjà de regarder la difficulté autrement.


Kinésiologue pour enfant à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu

Je reçois les enfants et les adolescents dans mon cabinet de kinésiologie à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, au sud de Nantes.

Les séances peuvent notamment s’inscrire dans un accompagnement autour du stress scolaire, de la confiance en soi, de la peur de l’échec ou de situations dans lesquelles l’enfant se sent débordé.

Lorsque je reçois un enfant, j'associe notamment Raconte-moi mon histoire, la kinésiologie quand nécessaire avec d'éventuels exercices de Brain Gym. L'accompagnement est adapté à son âge, à son histoire et à l'objectif défini ensemble.



Magaly Moisan Gobin, kinésiologue



Magaly Moisan Gobin

Kinésiologue certifiée

Consultante en émotions - Méthode Raconte-moi mon histoire


 


bottom of page