top of page

Pourquoi je perds mes moyens quand je dois parler en public ?

28 sept.
5 min de lecture

Vous connaissez votre sujet. Vous avez préparé votre intervention. Pourtant, au moment de prendre la parole, tout semble vous échapper : le cœur s'accélère, la gorge se serre, les mains deviennent moites et les mots ne viennent plus.

Pourquoi est-il parfois si difficile de s'exprimer devant les autres, même lorsque l'on sait parfaitement ce que l'on veut dire ? Et si cette difficulté n'était pas simplement une question de timidité ou de manque de confiance en soi ?


Pourquoi je perds mes moyensen public


La peur de parler en public : quand le corps prend le dessus

Une réunion professionnelle, un entretien d'embauche, une présentation devant des collègues, un examen oral ou même une simple prise de parole en groupe peuvent devenir de véritables épreuves pour certaines personnes.

Les manifestations sont parfois très physiques :

  • Le cœur qui bat plus vite ;

  • Une sensation de chaleur ou des rougeurs ;

  • La gorge serrée, la bouche sèche ;

  • Des tremblements ou une respiration plus courte ;

  • Une difficulté à organiser ses idées ;

  • L'impression de perdre tous ses moyens.

Ces réactions sont liées à l'activation du système de réponse au stress. Face à une situation perçue comme menaçante, notre organisme se prépare à réagir. Pourtant, le danger n'est pas nécessairement réel : il peut simplement s'agir du regard des autres, de la peur de se tromper ou de la crainte d'être jugé.

Votre esprit sait que vous ne risquez rien. Mais votre corps, lui, réagit comme s'il devait vous protéger.


Pourquoi ai-je peur du regard des autres ?

Derrière la peur de parler en public se cachent parfois des préoccupations plus profondes que la simple appréhension de prendre la parole. La peur de ne pas être à la hauteur, de paraître ridicule, de décevoir, de rougir ou de ne pas trouver ses mots peut prendre une place considérable.

Certaines personnes redoutent particulièrement le jugement des autres. D'autres ressentent une pression importante à devoir réussir, convaincre ou donner une image irréprochable d'elles-mêmes.

Il arrive également que cette difficulté soit associée à des expériences plus anciennes.

Une remarque humiliante devant la classe, une moquerie, une présentation scolaire mal vécue, des critiques répétées ou le sentiment de ne pas avoir été écouté peuvent laisser une empreinte émotionnelle durable.

Sans nécessairement en avoir conscience, une personne peut alors associer le fait de s'exprimer devant les autres à une situation inconfortable, voire menaçante. Et parfois, il n'existe aucun événement particulier dont on se souvienne. La peur s'est simplement installée progressivement.


Pourquoi je perds mes moyens alors que je connais parfaitement mon sujet ?

C'est probablement l'un des aspects les plus frustrants de la peur de parler en public. Vous pouvez maîtriser parfaitement votre présentation, avoir répété votre discours plusieurs fois et connaître votre domaine sur le bout des doigts, mais vous retrouver incapable de formuler une phrase au moment venu.

Sous l'effet d'un stress important, notre attention peut se focaliser davantage sur ce que nous ressentons et sur la manière dont nous pensons être perçus que sur le contenu de notre intervention.

Les pensées se bousculent :

« Et si je me trompe ? »

« Ils vont voir que je suis stressé. »

« Je vais perdre le fil. »

« Pourquoi est-ce que je rougis autant ? »

Cette surveillance permanente de soi mobilise une partie de nos ressources attentionnelles et peut rendre plus difficile l'accès aux informations pourtant parfaitement connues.

Un véritable cercle vicieux peut alors s'installer : plus on redoute de perdre ses moyens, plus on surveille les manifestations de son stress… et plus celui-ci risque de s'intensifier.



Et si cette peur racontait aussi quelque chose de notre histoire ?

Notre rapport à la parole se construit tout au long de notre vie. Dans certaines familles, les enfants sont encouragés à s'exprimer librement, à donner leur avis et à défendre leurs idées.

Dans d'autres, prendre la parole peut être associé à des messages très différents :

« Ne te fais pas remarquer. »

« Tais-toi, les adultes parlent. »

« Ne dis pas de bêtises. »

« Qu'est-ce que les autres vont penser ? »

Ces phrases, parfois prononcées sans mauvaise intention, peuvent contribuer à façonner notre rapport à l'expression personnelle. En grandissant, certaines personnes peuvent ainsi développer une difficulté à prendre leur place, à affirmer leur opinion ou à s'autoriser à être visibles.

Il ne s'agit évidemment pas de rechercher systématiquement une cause dans l'enfance ou dans l'histoire familiale, mais d'envisager que notre manière de réagir aujourd'hui puisse aussi être influencée par ce que nous avons vécu.


Comment la kinésiologie peut-elle accompagner la peur de parler en public ?

En kinésiologie, je m'intéresse notamment à la dimension émotionnelle de la difficulté rencontrée.

Lorsqu'une personne vient en séance de kinésiologie parce qu'elle perd ses moyens à l'oral, nous ne cherchons pas à travailler sur sa prochaine présentation. Nous prenons le temps d'explorer ce que cette situation représente pour elle.

Est-ce la peur du jugement ? La crainte de l'échec ? La difficulté à s'affirmer ? Le besoin de tout contrôler ? Ou encore une expérience passée qui semble toujours émotionnellement présente ?

À travers différentes techniques, notamment issues du Touch for Health et du Brain Gym, la séance propose un espace d'écoute et un travail corporel autour du stress ressenti.

Selon les besoins, nous pouvons également utiliser des exercices de visualisation pour explorer la manière dont la personne se projette dans une situation de prise de parole.

L'objectif est de l'accompagner vers une relation plus sereine avec cette situation, en tenant compte de son vécu et de ses ressentis.

La kinésiologie est une pratique complémentaire de mieux-être. Elle ne remplace pas une prise en charge médicale ou psychologique lorsqu'elle est nécessaire.


4 conseils pour mieux vivre une prise de parole

En complément d'un éventuel accompagnement, quelques habitudes peuvent vous aider à aborder plus sereinement vos interventions.

1. Acceptez de ne pas être parfait

Vous avez le droit d'hésiter, de chercher un mot ou de reprendre une phrase.

Une prise de parole réussie n'est pas nécessairement une prise de parole parfaite.

2. Préparez votre première phrase

Les premières secondes sont souvent les plus inconfortables.

Avoir préparé votre phrase d'introduction peut vous aider à entrer progressivement dans votre intervention.

3. Ralentissez votre respiration

Avant de prendre la parole, prenez quelques instants pour respirer tranquillement, sans forcer.

Essayez notamment d'allonger légèrement votre expiration.

4. Entraînez-vous progressivement

Commencez par vous exprimer devant une personne de confiance, puis devant un petit groupe.

L'exposition progressive, particulièrement lorsqu'elle est accompagnée dans le cadre d'une thérapie cognitivo-comportementale (TCC), peut aider à réduire durablement l'anxiété liée à ces situations.


Peut-on vraiment dépasser sa peur de parler en public ?

Oui, cette difficulté n'est pas nécessairement une fatalité. Il est possible d'apprendre progressivement à prendre la parole sans que le stress occupe toute la place. Cela ne signifie pas forcément ne plus jamais ressentir de trac. Une certaine appréhension avant une intervention importante est parfaitement naturelle.

L'enjeu est plutôt de ne plus laisser cette peur décider à votre place. Car derrière cette difficulté se trouve parfois une personne qui a beaucoup de choses à dire, mais qui ne s'autorise pas encore pleinement à les exprimer.

Et si prendre la parole commençait simplement par s'autoriser à prendre sa place ?


Vous souhaitez travailler sur votre rapport à la prise de parole ?

Je vous accueille dans mon cabinet de kinésiologie à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (44), au sud de Nantes, pour explorer ensemble les émotions et les situations qui peuvent freiner votre expression personnelle. Chaque séance est individualisée, dans le respect de votre histoire, de vos besoins et de votre rythme.



Magaly Moisan Gobin, kinésiologue



Magaly Moisan Gobin

Kinésiologue certifiée

Consultante en émotions - Méthode Raconte-moi mon histoire


bottom of page